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mardi 23 mai 2017

L'élite T3 : Dernière épreuve, de Joelle Charbonneau


Résumé :

Cia a découvert les secrets du Test. Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut pas le faire seule. À qui peut-elle réellement faire confiance ? Pour le savoir, elle n'a qu'une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.




Editions Milan
288 pages ; 13.90€ 
Publié le 04 février 2015



Une soudaine envie de me replonger dans un univers familier et dystopique et hop, voilà que le troisième tome de L'élite atterrit dans mes mains impatientes d'en tourner les pages. Après un passage un peu à vide côté lecture, j'ai senti que c'était le bon bouquin pour me remettre dans le bain (et en plus ça rime, ah ah !) et je ne me suis pas trompée, car je l'ai dévoré. Bon, je vous l'accorde, il est de base assez court, et donc rapide à lire. Mais tout de même !

Cette trilogie m'avait fait une forte impression avec ses deux premiers tomes, que j'avais trouvés non seulement captivants et efficaces, mais aussi très bien montés dans l'intrigue et le rythme des événements. Ce troisième tome m'a permis de retrouver ce que j'avais apprécié dans les premiers livres, tout en me laissant une impression un peu confuse... est-ce parce que mes goûts ont évolué, ou parce que j'attendais beaucoup plus du « final » ? Je l'ignore, mais le fait est que je suis restée un poil sur ma faim. Certains passages étaient pour moi un peu trop rapides, pas assez approfondis, et la fin pas assez complète. Mais à côté de cela, j'ai quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ma lecture, et ce pour tout un tas de petites raisons.

La première, que j'ai d'ailleurs un peu évoquée ci-dessus, c'est l'univers créé par l'auteur. A la fois intéressant, construit, original et bien pensé, ça a été à chaque fois un véritable plaisir de le découvrir sous toutes ses coutures. D'anecdotes historiques en secrets et rebondissements politiques, ce tome va plus loin dans l'appréhension du monde tel que Joelle Charbonneau l'a pensé, et ça m'a fait plaisir d'en lire plus à ce sujet. On creuse aussi beaucoup les notions de bien, de mal, de « tout blanc » et de « tout noir », de ce que l'on est capable de faire ou non pour maintenir la paix et pour assurer l'avenir d'une nation, d'un peuple... et, mine de rien, tout ça fait réfléchir. Jusqu'où est-on prêt à aller pour faire et / ou préserver ce que l'on croit être juste ?

Les personnages sont l'incarnation même de la question que je viens de poser puisqu'ils sont issus d'un Test destiné à former l'élite – celle qui aura les épaules nécessaires pour porter son pays vers un plus bel avenir, plus sûr. Ce Test les a mis à l'épreuve, les a poussé à bout, et bien qu'il soit censé être derrière eux, il est plus que jamais présent dans leurs esprits. Surtout dans celui de Cia et dans ceux qu'elle entraîne dans sa « dernière épreuve »... une épreuve qui se révélera peut-être être la plus difficile de toutes. Faire comme si de rien n'était, fuir en ignorant ce que l'on sait, ou se battre pour ses convictions ? A quel point ? Et aux côtés de qui ? Plus on avance, et moins on sait à qui se fier. Entre ceux qui n'avancent que dans leurs intérêts personnels, ceux qui jouent double jeu et ceux que l'on n'arrive pas à cerner, difficile de savoir en qui placer sa confiance. Et c'est peut-être là la plus grande difficulté de cette épreuve.

Bien qu'il soit à mon goût un peu trop court, ce dernier tome conclut la trilogie de façon tout de même très satisfaisante. Le final est pertinent, en totale cohérente avec ce que l'on pouvait attendre de la part de l'auteur. On ne sait pas bien ce qu'il va advenir des personnages, ni même de quoi leur avenir sera fait, mais les pistes sont suffisamment travaillées pour nous faire réfléchir sur (et nous laisser imaginer) la suite, alors que demander de plus ? Pleins de choses, si on creuse un peu... mais si on décide de se laisser porter par les événements, et qu'on laisse de côté nos quelques exigences, espérances et autres volontés, finalement, on ressort tout à fait contents de cette expérience de lecture. Et ça a été mon cas : passé mon léger regret de ne pas avoir de final plus étoffé et ma petite déception de voir certains passages un peu survolés, je me suis laissé emporter par l'histoire, par le contexte, par l'écriture de l'auteur, et j'ai passé un super moment.


mercredi 30 septembre 2015

L'élite T2 : Sous surveillance, de Joelle Charbonneau


Résumé :

Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami. A l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute.

Editions Milan
288 pages ; 13.90€ 
Publié le 04 février 2015

C’est difficile de parler d’un livre que l’on a lu il y a longtemps… mais mon manque d’assiduité au blog m’y oblige, d’autant plus que le livre sur lequel porte cette chronique mérite bien son article. Comme vous  l’avez remarqué plus haut, il s’agit du tome 2 de la saga L’élite, de Joëlle Charbonneau.

Le tome 1 avait été à la limite du coup de cœur et, digne de son prédécesseur – bien que différent sur de nombreux points – ce tome 2 m’a vraiment beaucoup, beaucoup plu. J’y ai retrouvé les ingrédients qui m’avaient charmée dans le premier livre tout en découvrant un aspect plus profond, plus complexe de l’histoire, avec peut-être moins d’actions mais tout autant de tension pour tenir le lecteur en haleine. L’intrigue s’est légèrement modifiée pour laisser place à des réflexions très intéressantes à suivre, et une remise en question, par les personnages, de tout ce qui fait leur monde et leur quotidien. Cia, qui m’avait déjà conquise par sa force et son intelligence lors du test, est ici à la hauteur du souvenir que m’avait laissé son personnage dans L’élite, et c’est toujours aussi captivant de la suivre dans ses découvertes.

L’auteur a une plume et un style qu’il est très agréable de suivre… bien qu’agréable ne soit peut-être pas le bon mot : j’étais plus captivée et happée par l’histoire qu’autre chose ! Joëlle Charbonneau a su construire son récit sur un savant mélange d’émotions, d’actions et de réflexions qui l’a rendu passionnant et surtout très intéressant, bien que son écriture reste facilement accessible. Tout s’enchaîne parfaitement, tout est à sa place, le lecteur sait ce qu’il doit savoir quand il doit le savoir – ni avant ni après – et tout ça fait que, quand on se met à lire, il est difficile de s’arrêter, de décrocher des personnages et de se sortir l’intrigue de la tête.

Encore un avis très bref, et j’en suis désolée, mais l’essentiel est là : j’ai beaucoup apprécié ma lecture et je lirais la suite avec un plaisir non dissimulé dès que j’en aurai l’occasion. L’élite est une série relativement psychologique, qui joue avec nos nerfs et n’a pas besoin de plus d’actions que nécessaire pour nous rendre accro. Les personnages sont attachants et / ou intrigants selon les cas, l’intrigue suit son cours et ne perd en rien de sa qualité au fur et à mesure de son évolution… donc, en somme, c’est une très bonne saga young adult que je conseille à tous les amateurs du genre et qui, j’espère, verra sa suite publiée en français !

lundi 22 décembre 2014

Le passage des ombres T1, d'Alice Moss


Résumé :

Dans une ville enneigée, les traces de sang sont éclatantes. L’arrivée de Finn et de Lucas à Winter Mill a-t-elle un rapport avec ce cadavre retrouvé dans les bois ? Il semblerait que la petite ville perde peu à peu sa tranquilité. Tout comme le coeur de Faye ! D’abord, il y a Finn qui semble la connaître depuis toujours… mais il y a aussi Lucas, tellement séduisant mais dont la mère cache visiblement un lourd secret.


Editions Milan
384 pages ; 13.90€
Publié le 23 avril 2014

Quand j’ai entendu parler du Passage des ombres, j’ai au départ pensé que ce serait un livre assez classique quant au concept exploité, mais sympathique à lire malgré tout. Les premiers échos que j’avais pu voir à son sujet étaient plutôt bons, et je me disais qu’il serait parfait si l’envie me prenait de « retourner aux sources » et de lire quelque chose de simple et agréable. Mais je me suis trompée, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Par rapport au concept, j’ai été surprise dans le bon sens, car il est plus original qu’il ne le paraissait aux premiers abords. Mais en ce qui concerne ma lecture en général, j’ai été plutôt déçue, et je le regrette.

Le résumé posté ci-dessus en dit suffisamment pour que je ne revienne sur l’histoire, mais parlons un peu de celle-ci. A priori, rien de bien neuf sous le soleil quand on lit une telle présentation. Mais, histoire de commencer par ce qui a quand même réussi à me plaire dans ma lecture, je dois avouer que le monde décrit par l’auteur a de quoi intriguer tout lecteur qui s'y aventure. Ma curiosité a été piquée et c’est peut-être ça qui m’a aidé à avancer dans ma lecture, parce que malgré tout ce qui m’a dérangé, j’avais envie de savoir où Alice Moss voulait nous amener. Les mystères qui entourent Winter Mill m’ont plu et pour le coup, j’ai trouvé très intéressant ce à quoi ces mystères aboutissent. Les mythes sont réexploités de façon assez originale par l'auteur, ça, je ne peux le nier, et je tenais à le souligner.

Malheureusement, en ce qui concerne tout le reste… la sauce n’a pas pris avec moi. Les personnages, le rythme de l’intrigue, l’écriture de l’auteur. J’ai été déçue parce que même si le triangle amoureux et l’histoire n’avaient pas l’air de sortir de l’ordinaire, l’auteur aurait pu les rendre agréables à lire. Mais le triangle amoureux était surfait, les relations très mal mises en scène, les personnages beaucoup trop agaçants et / ou inintéressants et / ou trop… « trop ». La meilleure amie de Faye, par exemple, est le stéréotype de la meilleure amie surexcitée mais loyale en dépit de tout. Il y a des cas où cela ne me dérange pas plus que ça et où ça m’amuse, même. Mais là non, c’était trop. Quant à Finn et Lucas, c’était là encore beaucoup trop. Faye les a à peine vu qu’ils tombent à ses pieds dans le genre amoureux transi… et qu’elle se retrouve en pleine confusion quant à ses sentiments. Oui mais… non. Non. Franchement c’est dommage, je ne suis pas totalement contre les triangles amoureux et honnêtement, je ne pense pas être la dernière à fondre devant de belles histoires d’amour, même si elles sont un peu niaises… mais là, je n’ai vraiment pas adhéré à ce que l’auteur en a fait, et j’en suis la première désolée.

Enfin, le rythme de l’histoire est pour moi trop lent pour que l’univers et l’intrigue eux-mêmes prennent le dessus sur ce que je viens d’évoquer dans le paragraphe précédent. Etant donné que le concept même de la saga m’a surpris dans le bon sens, on aurait pu penser que ma lecture ne fut pas si laborieuse que ça, mais… si. Ma curiosité m’a aidé à avancer, mais le rythme était trop lent pour ne pas que je me focalise sur les personnages et les pseudo-liens qui les unissent les uns aux autres. Un peu plus d’actions ou en tout cas de découvertes réparties ici et là dans le livre, un peu moins de facilités, et Le passage des ombres aurait pu me plaire davantage. En fait, si tout le livre avait été un peu plus comme la fin du bouquin, qui était beaucoup plus captivante que le reste, mon avis aurait été beaucoup moins négatif. Mais je ne veux pas vous mentir et malheureusement, je reste globalement assez déçue. Trop pour lire la suite, en tout cas dans l’immédiat.

En résumé, ce livre est une déception. Je l’imaginais moins inventif mais plus agréable à lire, ce qui est assez regrettable. Mais il y a des choses assez intéressantes et je sais que beaucoup l’ont apprécié, alors… vous pourrez peut-être y trouver votre compte. C’est ce que je vous souhaite, en tout cas, si vous êtes assez curieux et intéressés pour vous faire votre propre opinion :)

lundi 29 septembre 2014

Half Bad T1 : Traque blanche, de Sally Green

Résumé :

Notre monde abrite des sorciers. Des sorciers blancs, qui sont bons. Et des noirs, qui incarnent le mal. Au milieu, il y a Nathan. Nathan, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs. Et dont la mère, grande sorcière blanche, est maintenant morte. Nathan fait peur, car il est différent. Bon ? Mauvais ? Nul ne le sait. À tel point que le Conseil des sorciers blancs lui enlève de plus en plus de libertés. Pour finir par l’enfermer et le torturer. Nathan sait qu’il doit s’échapper avant ses 17 ans. Car, à 17 ans, tous les sorciers reçoivent leur don à travers une cérémonie. Et le seul à pouvoir pratiquer cette cérémonie est Marcus, son père. Nathan parvient à s’échapper, mais le plus dur reste à faire : retrouver son père. Comment faire quand tout le monde vous traque et que vous ne pouvez avoir confiance en personne ?

Editions Milan
  500 pages ; 16.90€
Publié le 24 septembre 2014

Half Bad, traque blanche est un livre bien écrit, intrigant, à l’univers développé et aux personnages intéressants. C’est, en somme, un livre qui mérite qu’on s’y plonge et qui, assurément, plaira à beaucoup, beaucoup de lecteurs. Mais malheureusement, c’est un livre qui ne m’a personnellement pas passionnée. Tous les ingrédients – ou presque – étaient là pour me faire accrocher, mais je n’ai pas réussi à m’impliquer dans l’histoire comme je l’espérais, ou comme c’est le cas dans les livres que j’adore. Je n’ai pas été transportée, je n’ai jamais ressenti l’irrésistible envie de continuer ma lecture afin de savoir ce qui allait se passer… bref, je suis restée détachée, trop détachée, pour dire que j’ai adoré ma lecture. Mais bon, d’un point de vue objectif, Half Bad est un bon livre… et je comprends les coups de cœur que certains lui ont attribué partout dans le monde !

L’auteur nous plonge directement au cœur de son histoire par le biais d’un style particulier qui nous rend tout de suite proche de Nathan, le personnage principal. La narration à la deuxième personne du singulier est déroutante, mais elle nous permet de s’immerger totalement dans l’univers présenté. Je dois dire que ce point a été efficace car au départ, j’étais vraiment emballée. Je me sentais curieuse et sensible à la situation de Nathan, cet être né d’un sorcier noir et d’une sorcière blanche, et rejeté par la société… ainsi que par sa propre famille, ou tout du moins une partie de celle-ci. Je l’ai donc commencé en étant enthousiaste. Mais le style a changé pour une narration à la première personne, plus classique, et si l’histoire elle-même a conservé son originalité et son intérêt… ma curiosité est légèrement retombée. J’avançais parce que je m’étais attachée à Nathan et que je voulais savoir où tout cela allait le mener, mais je suis restée trop extérieure aux événements pour adorer ma lecture. C’est dommage, car l’écriture, l’univers et même l’intrigue valaient le coup.

Alors si tout valait le coup, qu’est-ce qui a cloché ? Je ne le sais pas vraiment moi-même, pour tout vous dire. J’ai apprécié ma lecture mais je n’étais pas passionnée et ça a fait toute la différence. Je crois que le rythme un peu inégal ne m’a pas permis de rester attentive et accrochée tout au long de l’histoire. Il y avait quelques longueurs, et ces longueurs ont fait que je ne ressentais pas le besoin de savoir ce qui allait se passer. Je lisais quelques pages mais je me retrouvais rapidement distraite. Pas ennuyée par ce que je lisais… mais pas non plus captivée, ce qui m’amenait toujours à faire d’autres choses à côté. Du coup j’ai traîné, et ça n’a pas arrangé les choses, car à chaque fois que je le reprenais, je me sentais trop peu impliquée pour en venir à bout.

Je reste néanmoins capable de reconnaître les qualités du livre, et c’est ça qui est bizarre : en étant tout à fait objective, je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas plus aimé Half Bad. L’univers présenté est solide, bien introduit par l’auteur, très intrigant. On se retrouve dans une intrigue tournant autour des notions du bien et du mal, avec d’un côté les sorciers blancs censés représenter le bien et d’un autre côté les sorciers noirs, bannis pour leur sombre utilisation de la magie. Mais la frontière entre le bien et le mal est plus que jamais floue, que ce soit d’un côté ou de l’autre, et c’était vraiment intéressant à découvrir, surtout avec Nathan au milieu. Lui est aussi blanc que noir, noir que blanc, fils d’une sorcière blanche et d’un sorcier noir – le plus grand sorcier noir du pays. Est-ce que ses origines paternelles le rendent obligatoirement mauvais ou, au contraire, tient-il plutôt de sa mère ? Cette question est un peu le fil rouge de l’intrigue, voire même le fil rouge de sa vie, elle est donc celle qui va ficeler tout le livre. Et si elle trouve un semblant de réponse, elle est quand même loin d’être élucidée, et le final de ce tome nous donne clairement envie d’aller plus loin. Si l’occasion se présente, je lirais sûrement la suite, poussée par la curiosité… tout en espérant accrocher plus que ça n’a été le cas pour celui-ci. Mais ça ne sera malheureusement pas l’une de mes priorités, comme je l’espérais pourtant avant de commencer la série…

En résumé, Half Bad est un livre que je vous conseille car il présente un univers très bien construit et très intéressant à parcourir. C’est sombre et prenant, certains moments font mal au cœur, d’autres sont touchants… et les personnages ont tous plus d’une couleur à leur palette en dépit de leur étiquette de « sorcier blanc » ou « sorcier noir », ce qui les rend moins lisses qu’on ne pourrait le penser – et donc plus agréables à découvrir. Mais malgré tous ces points positifs et malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas réussi à apprécier cette histoire à sa juste valeur. Dommage…

Pour aller plus loin, découvrir d'autres avis et en apprendre plus sur l'auteur et la série, n'hésitez pas à aller visite le site qui lui est consacré ! Et à délivrer Half Bad se sa cage, en librairie, afin de vous forger votre propre avis ;)