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vendredi 19 août 2016

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier


Résumé :

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ? Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…



Pocket
408 pages ; 7.80€
Publié le 04 avril 2013


Ah la la, ce livre, mais ce livre ! Qu’est-ce que je l’ai aimé ! On ne peut pas faire plus excentrique que Julie, et quelques gentils clichés m’ont, j’avoue, fait lever les yeux au ciel… mais à côté du bien que cela m’a fait, ce n’est rien, absolument rien. Cette histoire n’est pas crédible de A à Z mais elle fait un bien fou et c’est tout ce que je lui demandais. Depuis, je fais la chasse aux livres de Gilles Legardinier car j’en veux encore et encore.

Quand Julie voit le nom de son nouveau voisin sur la boîte aux lettres de celui-ci, une étrange obsession la pousse à vouloir absolument le rencontrer, et vite. Elle se met à espionner son courrier pour en apprendre d’avantage sur lui, elle fait le guet devant sa porte pour ne pas le louper… bref, elle se met dans des situations impossibles pour enfin découvrir le visage qui se cache derrière le fameux nom de Ricardo Patatra. Et quand cela arrive enfin, eh bien, ça ne lui suffit pas : elle doit le revoir, quitte à monter une histoire de toutes pièces pour forcer le destin et précipiter leurs retrouvailles.

Julie est, comme je le disais plus haut, l’un des personnages les plus excentriques que j’ai pu suivre. Elle est excessive, un peu (beaucoup) folle, et n’hésite pas à se mettre dans des situations rocambolesques pour arriver à ses fins. Du coup, la suivre, c’est assister à une série de phénomènes peu crédibles, très gros, qui pourraient bien nous lasser mais qui m’ont personnellement beaucoup fait rire. Je sais que ça ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie (et heureusement, parce que parfois… !) mais je me fichais complètement de ce manque de réalisme. J’avais juste envie de continuer à lire les aventures de Julie et de tout le beau monde qui l’entourait. Parce que finalement, ce livre était exactement ce dont j’avais besoin au moment où je l’ai commencé : un vrai bol d’air frais, un pur concentré d’humour.

Gilles Legardinier a une plume bien sympathique et c’est très certainement ce qui fait sa force. Ses petites références aux chats m’ont fait comprendre pourquoi ses couvertures mettaient en scène mes p’tites boules de poil préférées, mais au-delà de ça, la narration de Julie était tout simplement exquise. Je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai ri devant mon livre, me sentant obligée de faire une pause pour partager les réflexions de ce personnage avec mon chéri, qui lui aussi en a souri. Mais si l’humour est omniprésent, le reste vaut aussi le détour, à commencer par la ribambelle de personnages qui entourent Julie. Ils ont des personnalités différentes, des histoires uniques à partager, des qualités comme des défauts… et la grande majorité de ces personnages m’a complètement séduite. Que ce soit Julie ou ses amis, tous sont terriblement humains, adorables et attachants. La vie de notre héroïne peut au départ s’apparenter à un gentil fiasco, mais c’est en fait une belle histoire d’amour dans tous les sens du terme, d’amitié (ce thème étant omniprésent), d’entraide, de soutien… et de vie, tout simplement. Le genre d’histoires qui regorgent d’espoir, nous font aimer les gens et nous donnent envie de faire ce qu’il faut pour être heureux et oser – oser pour s’épanouir, se trouver. Comme abandonner un bon emploi à la banque pour travailler dans une boulangerie, par exemple ;)

Ma chronique est sûrement un peu décousue, et peut-être incomplète, mais l’essentiel est là : ce livre fait du bien. Il est génial non pas parce qu’il met en scène une intrigue fantastique et incroyablement originale, mais parce qu’il présente des situations et des personnages qui nous mettent du baume au cœur et que l’on n’a pas envie de quitter. Si vous avez le moral dans les chaussettes, que vous êtes fatigués, que ça ne va pas fort ou que vous avez tout simplement envie d’une lecture rapide, sans prise de tête, qui vous fera sourire et même rire – alors ce livre est fait pour vous. En fait, je crois que ce livre est un peu fait pour tout le monde, à un moment ou à un autre de sa vie. A lire (et à relire ?) sans modération !

mardi 18 février 2014

Le cycle du cimetière des livres oubliés T1 : L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafón


Résumé :

1945. Barcelone se réveille après neuf années de guerre. Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent du petit jour. Un père, libraire, et son fils de 10 ans s'en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L'Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu'à façonner le cours de son existence...

Editions Pocket
672 pages ; 8.10€
Publié le 04 avril 2013

J'ai lu ce livre dans le cadre de mon cours de littérature, et je crois que c'est la première fois que j'apprécie autant une « lecture obligatoire ». J'ai choisi de lire ce livre en particulier parce que j'ai toujours entendu du bien de cet auteur... mais aussi et surtout parce que je voulais lire autre chose de lui que Le prince de la brume, que j'avais lu il y a quelques temps et qui ne m'avait pas tant emballée que ça (même si l'atmosphère qui se dégageait de l'histoire m'avait beaucoup plu). Finalement je ne regrette pas du tout d'avoir retenté l'expérience, car j'ai adoré ma lecture !

L’histoire commence en 1945. Daniel, le narrateur, a perdu sa mère peu après la fin de la guerre civile espagnole et se réveille un matin en ne se souvenant plus de son visage. Son père décide alors de « lui montrer quelque chose qu’il ne devra raconter à personne » et de l’amener au cimetière des livres oubliés, où il va pouvoir choisir un livre et un seul, qui deviendra alors son meilleur ami pour la vie. Pour Daniel, ce livre sera L’ombre du vent de Julián Carax… un roman qu’il va adorer mais qui va aussi et surtout bouleverser sa vie, car c’est de là que va découler toute l’histoire.

Plus Daniel va creuser dans la vie de Julián Carax, désireux d’en savoir plus sur son nouvel auteur préféré, plus il va s’apercevoir que de nombreux mystères entourent l’existence de ce livre, comme par exemple le fait que personne ne sache ce qui est réellement arrivé à Carax, ou qu’un étrange individu recherche, depuis des années, l’ensemble des livres de cet auteur en vue de les détruire. Tout ça va titiller sa curiosité jusqu’à l’entraîner dans une aventure remplie de mystères, de suspens, de secrets et de rebondissements en tout genre qui vont vraiment nous tenir en haleine tout au long du livre et ne m’ont pas donné envie de le lâcher, bien au contraire.

Le récit se construit sur 10 parties de longueur pas toujours équivalente où on va en quelque sorte suivre une double intrigue : d’un côté celle de Daniel, qui va poursuivre sa vie, faire des rencontres, mûrir au fil des ans sans pour autant oublier L’ombre du vent, qui ne cesse de le hanter depuis qu’il l’a choisi dans le cimetière des livres oubliés, et de l’autre côté celle de Carax, que l’on va découvrir à mesure que Daniel va avancer dans son enquête, notamment par le biais de témoignages de personnages issus du passé de l’auteur.

Ce parallèle va être intéressant pour plus d’une raison car non seulement il va ajouter un suspens supplémentaire, mais en plus il va susciter de nombreuses questions chez le lecteur, notamment sur la nature du lien unissant le personnage de Daniel à celui de Julián Carax. En effet, plus on avance et plus on remarque des similitudes entre leurs deux histoires, presque « symétriques », surtout au niveau de leur intrigue amoureuse ; et cette impression que l’histoire de Carax se répète dans celle de Daniel est assez étrange et va apporter un intérêt supplémentaire à l’histoire. On se demande vraiment comment tout ça va terminer, que ce soit pour Daniel puis pour Carax… jusqu’à ce que les deux histoires se rejoignent pour n’en faire plus qu’une, accentuant davantage notre curiosité.

En plus d’avoir construit une intrigue relativement solide, Carlos Ruiz Zafón a une écriture très visuelle et très soignée qui nous permet de visualiser les lieux qu’il décrit, que ce soit les rues de Barcelone, le cimetière des livres oubliés ou la maison des Aldaya, par exemple, qui sont vraiment empreints d’une identité, d’un passé – des lieux qui nous permettront de comprendre beaucoup de choses au fil de l’histoire. Mais ce qui est aussi très particulier c’est qu’on a souvent l’impression d’avoir affaire à un roman fantastique alors que non, tout semble au final trouver une explication logique et rationnelle. Cette ambiguïté va vraiment plonger le lecteur dans une ambiance assez particulière qui va rendre l’intrigue encore plus prenante qu’elle ne l’est à la base. Les faits relèvent-ils du surnaturel ? Ou est-ce le simple fruit du hasard ?

Ceci étant dit, L’ombre du vent est aussi un roman qui contient  malgré tout beaucoup d’humour et d’émotions, avec des personnages attachants et parfois très drôles comme Fermin Romero de Torres, qui est bavard, franc, philosophe dans l’âme mais surtout assez hilarant. Je crois que c’est le personnage que j’ai préféré car il apporte, via ses discours, une touche de légèreté vraiment appréciable tout en nous faisant réfléchir. Quant au contexte historique, il joue lui aussi un rôle très important dans l’histoire et on va le retrouver tout au long du récit par le biais du franquisme et du fantôme de la guerre civile, discret mais bien présent…

Donc voilà ce livre est en fait un mélange de plusieurs genres parce qu’il mêle des éléments du roman initiatique au roman historique, fantastique, tout en y intégrant un brin de romance, un brin d’humour, une bonne dose de suspens… et une grande importance aux livres, à la lecture. Un cocktail qui fait que nous, passionnés de lecture, nous immergeons sans mal dans cet univers aussi mystérieux que passionnant. A lire !

vendredi 15 avril 2011

Les coeurs fêlés, de Gayle Forman

Résumé :

N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ? Pour Brit, seize ans, ce cauchemar devient réalité le jour où son père la conduit de force à Red Rock, centre qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père. Dans cet enfer elle se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble, elles vont se redresser. Ensemble, elles vont résister.

Edition Pocket
222 pages ; 6€
Publié le 03 mars 2011
(en grand format chez Oh ! éditions)

Ce livre n'est pas un coup de cœur comme l'ont été les deux autres romans de l'auteur mais je l'ai tout de même adoré. J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la plume de Gayle Forman qui, sans prise de tête et sans introduire d'élément compliqué, arrive à faire passer les émotions justes.

Brit est une jeune fille de seize ans, musicienne dans un groupe et en conflit avec son père et sa belle-mère, qu'elle appelle d'ailleurs Le Monstre. Tatouages, piercings et mèches rouges font son look, ce qui la fait de suite rentrée dans la catégorie des rebelles. Pourtant, on se rend vite compte que sous cette carapace se cache une jeune fille perdue, vulnérable. Une jeune fille qui n'a rien à faire dans un centre pour ados à problèmes, et encore moins dans un établissement aussi douteux. Car oui, Red Rock est loin d'être un lieu où il fait bon vivre.

Le personnage de Brit est vraiment attachant et je suis passée par une multitude de sentiments avec elle : colère, désespoir, déception. Dans cet endroit où les thérapies consistent à vous rabaisser aux yeux de tous, à vous torturer autant sur le plan mental que physique, les contacts ne sont pas les bienvenues et pourtant elle va se lier d'amitié avec quatre autres pensionnaires : V, Cassie, Babe et Martha. Différentes les unes des autres mais complémentaires, elles vont former le Club Fermé des Fêlés, le seul vrai groupe qui va leur apporter du soutien, les aider à tenir et à faire éclater la vérité.

L'amitié est donc au centre du roman mais Gayle Forman met aussi en avant la famille et la réaction que celle-ci peut avoir lorsqu'un de ses membres est malade. La mère de Brit a beau ne pas être présente « physiquement » elle tient un rôle important dans l'histoire, peut-être même le plus important. Puis il y a bien sûr une histoire d'amour. Celle-ci a beau ne pas être au centre de l'intrigue, elle est toute mignonne et j'ai beaucoup apprécié Jed, ainsi que le groupe en général. Les personnages ont tous quelque chose qui fait qu'on s'y attache (enfin, hors mis le personnel de Red Rock, cela va sans dire :p) et la touche de musique apportée par Brit et son groupe de musique est très appréciable. C'est d'ailleurs un des points que j'adore, dans les livres de Gayle Forman : la musique y tient une place assez importante. Donc je finirais sur une chanson, LA chanson de Jed et Brit : Firefly, du groupe American Music Club. Clin d'œil à nos p'tits amoureux ;)


J'ai lu ce livre avec ma cops Elise, retrouvez sa chronique ici !