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vendredi 23 août 2013

Lune mauve T2 : L'héritière, de Marilou Aznar


Résumé :

Sur la photo du blog, Thomas souriait. Il avait l’air heureux, c’était la seule chose qui me réconfortait un peu. il m’avait crue morte pendant toutes ces semaines. Un message sur mon répondeur m’avait brisé le cœur : il ne voulait plus me voir, me parler. Avec le recul, c’était mieux comme ça. A quoi bon lui expliquer que ma mère n’avait refait surface que pour trouver la mort par ma faute ? Qu’en me transmettant la pierre, qui contenait la mémoire de son peuple, elle l’avait condamnée à un destin dont je ne voulais pas ? J’avais une mission à accomplir. Il ne fallait prendre aucun risque. Les ennemis d’Ishtar rôdaient peut-être encore autour de nous.

Editions Casterman
402 pages ; 15€ 
Publié le 02 mai 2013

En mars dernier j’ai eu le plaisir de découvrir le premier tome de la trilogie Lune mauve, écrit par Marilou Aznar. Ce titre m’avait laissé un bon souvenir mais m’avait surtout rendue curieuse de lire le tome suivant, qui s’annonçait beaucoup plus profond que ce tome d’introduction. Je me suis donc plongée dans « L’héritière » avec l’espoir d’en apprendre plus sur l’univers fantastique, sur Viridan et la mythologie reprise par l’auteur pour son histoire… et j’en suis ressortie plus que satisfaite, mes attentes ayant été dépassées.

Séléné est de retour au lycée de Darcourt, où elle et Cléo ont entamé une nouvelle année histoire de passer inaperçu et de mener à bien la tâche qui leur a été confiée…  ou plutôt qui a été confiée à Séléné, maintenant qu’elle a endossé son rôle de Messagère : trouver un antidote au Fléau qui menace toutes les femmes de Viridan, Cléo y compris. Déterminée à faire ce que l’on attend d’elle afin de retrouver une vie aussi normale que possible, Séléné se lance à corps perdu dans sa mission… une mission qui devient de plus en plus compliqué à mesure qu’une nouvelle menace se profile.

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis la fin du premier tome, et j’ai été surprise de retrouver Séléné à Darcourt, et non par à Viridan, comme on pouvait le supposer. Mais ce choix ne m’a absolument pas dérangé, bien au contraire, car il nous permet de redécouvrir Séléné sous un nouveau jour après un entraînement intensif avec Ninsar, la Grande Prêtresse – un entraînement que l’on découvre par le biais de quelques flashbacks bien intégrés à la narration actuelle. On retrouve donc la jeune adolescente plus mature que dans le premier tome, plus responsable et moins naïve que ce qu’elle était, et cette évolution m’a énormément plu, car elle m’a permis de m’attacher un peu plus à elle et de l’apprécier un peu plus.

Toutefois, si le décor n’a pas changé, on est bien loin de l’intrigue du premier tome, car de nouveaux éléments relèguent le lycée au second plan, et avec lui, toutes ses histoires de béguin, de mesquinerie et de jalousie. Alexia est toujours aussi agaçante et Thomas cause toujours autant de soucis de cœur à notre héroïne, mais il y a des choses plus importantes que ça et Séléné le sait, ce qui fait qu’on se concentre beaucoup plus sur le recherche du remède, l’identification de la menace qui semble rôder autour d’eux et l’avenir des personnages qui entourent Séléné dans sa quête : principalement Cléo, Vadim, et Dagan. Cela donne une nouvelle dynamique à l’histoire et nous permet d’en apprendre plus sur le monde de Viridan, les T’sent, et toute la mythologie qui entoure ces civilisations (sans parler des notes du père de Séléné, que l’on retrouve au début de chaque chapitre et nous apportent un complètement d’informations non négligeable). C’est un point que j’ai adoré approfondir car c’était vraiment intéressant d’en découvrir plus  et de voir comment Séléné gérait la découverte de ses origines et de ses nouvelles responsabilités.

A l’aide d’une plume fluide et agréable, Marilou Aznar nous offre donc une intrigue de qualité qui contient tout ce qu’il faut pour ne pas ennuyer son lecteur : des personnages attachants et / ou énigmatiques, un peu d’action, quelques révélations, ainsi qu’une petite histoire d’amour toute mignonne. Tout n’est pas toujours surprenant et certains passages manquent un peu d’approfondissement à mon goût, mais l’univers m’a vraiment captivée et je ne demandais qu’à en savoir plus au fil des chapitres. La fin m’a encore une fois donnée envie de lire la suite dès que possible et j’ai refermé le livre avec des questions plein la tête, désireuse de savoir où tout ça va nous mener. Alors… vivement le troisième tome !!

mercredi 19 juin 2013

[TERMINE] Grand Jeu "Lune Mauve" : les premiers tomes et un coupe-vent à gagner !


Le blog s'associe aux éditions Casterman ainsi qu'à 7 autres blogs pour vous donner la chance de remporter des premiers tomes de la saga Lune Mauve, de Marilou Aznar, ainsi que de beaux coupe-vent ! 

(Si ça vous intéresse, vous pouvez découvrir ma chronique sur le premier tome de la saga ICI !)

Comment participer ?

Le principe est simple : tout au long de la semaine, vous trouverez une question différente en rapport avec la saga Lune Mauve sur chaque blog participant (2 questions par jour). Pour participer au tirage au sort final, il suffit donc de poster un commentaire sur l'article de chaque blog avec :
- la réponse à la question posée,
- votre pseudo ou, de préférence, votre nom et votre prénom (histoire que l'on puisse vous identifier facilement d'un blog à l'autre)
Et cela AVANT que Marilou Aznar ne pose l'ultime et dernière question sur son propre blog, c'est à dire avant vendredi !


En bref, il faut répondre à toutes les questions sur les blogs concernés avant vendredi, puis répondre à la dernière question posée par l'auteur... et croiser les doigts en attendant les résultats :D
(Si ce n'est pas clair, n'hésitez pas à aller fouiller chez les autres blogs participants, où c'est expliqué différemment ^^)

La question sur jour est :
Quel est le métier du père de Séléné ?

J'attends votre réponse en commentaire !
 
... et rendez-vous demain sur les blogs Lectures trollesques et Les lectures de Lily ! 

Bonne chance à tous !

mardi 5 mars 2013

Lune mauve T1 : La disparue, de Marilou Aznar


Résumé :

Séléné Savel, quinze ans, quitte la Bretagne pour entrer en seconde à Darcourt, un prestigieux lycée privé parisien. Alors qu’elle tente de survivre dans cette jungle hostile, où sa cousine, l’orgueilleuse Alexia, règne sans partage, elle croise la route du ténébreux Laszlo. Qui est cet étranger à la beauté troublante ? Pourquoi s’intéresse-t-il autant aux étranges tableaux peints par Iris, sa mère ? Six ans auparavant, celle-ci a disparu et Séléné est bien décidée à résoudre ce mystère qui la ronge depuis l’enfance.

Editions Casterman
415 pages ; 15€
Publié le 06 mars 2013

Ce livre est le premier tome d’une nouvelle série fantastique écrite par Marilou Aznar – une française ! Même si ce n’est plus un phénomène si rare qu’avant, il est toujours agréable de se plonger dans une œuvre « de chez nous ». Je remercie donc les éditions Casterman pour cette agréable découverte.

Pour sa rentrée en seconde, son père décide d’envoyer Séléné à Paris, chez sa grand-mère, dans un établissement plutôt prestigieux où sa cousine est déjà inscrite. Mais les choses ne se passent pas aussi bien que prévu, et c’est peu dire ! D’un côté dérangée par les autres élèves qui se donnent à cœur joie de lui faire vivre un véritable enfer, de l’autre tourmentée par les étranges rêves qui viennent perturber ses nuits, Séléné voit sa vie basculer du tout au tout en un battement de cils. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire…

L’histoire nous est racontée du point de vue de Séléné, qu’on suit dès les premiers instants de sa nouvelle vie de lycéenne. Le ton nous est tout de suite donné avec un personnage haut en couleurs, qui a « raté sa vie » d’ado suite aux exigences d’un père prof à l’université. Elle a une façon bien à elle de prendre les choses et nous expose sa situation avec humour, ses répliques m’ayant fait sourire plus d’une fois. Mais malgré son côté très sympathique (et son amour des maths… mais quel être normalement constitué aime les maths à ce point ? lol), j’avoue que certaines de ses réactions m’ont parfois agacé. J’ai regretté sa naïveté, ses pensées énamourées et ses actes irréfléchis. Et pas que les siennes, d’ailleurs, car son entourage lui-même ne brille pas toujours de par son intelligence, comme Alexia, la cousine détestable, et toute sa clique irresponsable. Mais c’est un mal pour un bien, car finalement, l’auteur ne tape pas loin de la réalité avec de tels comportements. Je ne généraliserais pas la chose en disant que tous les ados passent par là… mais ce n’est pas rare qu’on entende parler de persécutions aux collèges et lycées. Et puis il y a quand même des personnages qui sortent légèrement du lot, comme le père de Séléné, que j’ai trouvé très touchant ; Nora, l’incarnation même de la gentillesse – même si elle reste plutôt effacée, comme personnage – ; ou Thomas, qui m’a agréablement surprise et que j’ai beaucoup aimé (beaucoup plus que Laszlo, d'ailleurs... que j'avais du mal à supporter ^^).

Le récit se construit et se développe avec douceur. Au début, le fantastique n’est amené que par quelques phrases glissées au début des chapitres, extraits du « Livre des T’sent ». Puis plus on avance dans l’histoire, plus le suspens s’accroît. D’abord par l’apparition d’étranges personnages, puis par de nouveaux mystères entourant la disparition de sa mère, ou d’étranges rêves qui semblent réels. Marilou Aznar ne manque pas une occasion de titiller notre curiosité, et le fait avec brio, semant le doute dans nos esprits à l'aide d'une écriture très agréable. Alors même si je n’ai pas été surprise, ayant deviné certains faits avant l’héroïne, j’ai été plutôt satisfaite, et j’ai passé un très bon moment.

Ce premier tome a introduit de façon très plaisante un univers fantastique reprenant l’existence d’anciennes civilisations et de mythologies antiques. On n’en sait pas encore énormément sur le monde qui fait office de décor à cette histoire, ni sur la prophétie qui lui sert de base, mais le peu que j’ai découvert a su me charmer et éveiller mon intérêt. A lire non pas pour ses capacités à vous surprendre, mais pour le charme des légendes qui y sont reprises et la faculté qu'a l'auteur de vous transporter dans son univers. Le temps de s'oublier un peu, le temps de quelques heures :)

Le livre sort le 6 mars 2013, soit demain. Et l’auteur sera présente au salon du livre le samedi 23, de 14h à 16h. Qui saura se laisser charmer par la Lune mauve ?!

dimanche 9 octobre 2011

Penelope Green : La chanson des enfants perdus, de Béatrice Bottet


Quatrième de couverture :

Nom : Green
Prénom : Penelope
Situation familiale : orpheline, unique héritière du journaliste James Alec Green
Ambition (scandaleuse) : devenir journaliste
Signes particuliers : une envie d'étrangler son prétendant, cette endive de Wilfrid, et un goût prononcé pour l'aventure et le danger

Penelope Green décide de reprendre une mystérieuse enquête de son père : le dossier Foxglove Court. Quel terrible secret va-t-elle découvrir, dans les bas-fonds de Londres ?

Editions Casterman
314 pages ; 15€
Publié le 14 septembre 2011

Avant de donner mon avis, je voulais m'excuser auprès des éditions Casterman et auprès de vous pour avoir mis tant de temps à lire et chroniquer ce roman. Ça n'est vraiment pas parce qu'il ne m'a pas plu, mais vraiment parce que je n'avais pas le temps de lire. Beaucoup de boulot, ce BTS Comm ;)

Ceci étant dit, passons au livre. Penelope Green est une adolescente de 17 ans qui ne rêve que d'une chose : devenir journaliste et suivre les traces de son père. Mais voilà, on est à Londres, en 1880, et les jeunes filles ne deviennent pas journalistes : elles se marient et se taisent. Pas vraiment le truc de Penelope. Alors elle va commencer à enquêter sur une affaire étrange avec pour seul indice une adresse, et ainsi tenter de se faire une place dans ce monde où les femmes n'ont normalement pas leur mot à dire.

Londres dans les années 80 : ambiance particulière dans laquelle l'auteur nous plonge sans aucune difficulté. Les descriptions sont assez précises pour nous donner une idée des décors et le fait que le texte soit à la troisième personne nous offre une vue d'ensemble sur la mentalité des personnages et sur le contexte. En général, je préfère les récits à la première personne, mais ici je trouve ce choix approprié. L'auteur a vraiment su dégager une atmosphère intéressante et intriguante due à l'époque. Si j'ai mis du temps à m'en imprégner, j'ai ensuite pu l'apprécier à sa juste valeur.

Du côté des personnages, je ne peux pas dire que je me suis sentie proche d'eux car le récit à la troisième personne et l'époque ont freiné cette identification, mais j'ai quand même pris assez de plaisir à les suivre. Penelope est une jeune femme indépendante, trop selon le goût des gens de sa société, et obstinée. Cela va lui jouer des tours mais en même temps, c'est ce qui la porte et la fait évoluer. Elle est déterminée à montrer ses talents de journaliste et à se faire embaucher dans le journal où œuvrait son père. Prête à tout pour réussir, quitte à prendre des décisions stupides qui pourraient risquer sa vie (et nous exaspérer un peu, avouons-le :p), elle va se lancer corps et âme dans cette enquête, qui va se révéler plus complexe qu'elle ne l'aurait cru au premier abord. C'est une héroïne très sympathique à voir évoluer, bien qu'un poil naïve.

Autre personnage qui a son importance dans le livre puis dans l'enquête : Cyprien Bonaventure, jeune marin français que Penelope va engager comme garde du corps. Un peu attachant, plein de bonnes attentions, il va être d'un grand soutien à Penelope. On note aussi la présence d'une toute petite histoire de sentiments qui se forme entre les deux, très secondaire, mais appréciable, qui va s'ajouter à l'intrigue. Intrigue qui est, d'ailleurs, menée d'une main de maître :)

En conclusion, malgré tout le temps que j'ai mis pour le lire, j'ai bien aimé ce livre, dont le gros point fort est pour moi l'enquête. Le rythme n'est pas très rapide au début, bien que les évènements se succèdent et se déroulent en seulement quelques jours, mais il prend en cadence dans la deuxième partie, qui se révèle beaucoup plus intéressante. Les rebondissements ne sont pas toujours inattendus et les révélations ne sont pas toujours surprenantes mais la trame est quand même bien conduite. Une fois que j'ai bien pu m'y mettre, j'ai apprécié ma lecture. Alors merci aux éditions Casterman et à l'auteur pour cet agréable moment de divertissement !

vendredi 22 juillet 2011

[EDIT : Chaque soir à 11 heures] Deux temps forts chez Casterman et Flammarion pour la rentrée 2011 !

Quand un communiqué de presse arrive dans ma boite mail en annonçant deux temps forts pour la rentrée 2011... vous vous doutez bien que ça attire mon attention ! Et comme je ne peux pas garder ça pour moi, voici deux présentations qui pourraient vous intéresser et vous faire noter que, le 7 septembre prochain, il vous faut aller dans une librairie ^^

Chez Casterman, on remonte le temps jusqu'en 1880 où on va suivre des enquêtes et mystères menés d'une main de maître par une héroïne pas comme les autres !

Penelope Green T1 : La chanson des enfants perdus, de Béatrice Bottet

Londres, années 1880. Penelope Green, 17 ans et orpheline avant l'heure, a déjà l'étoffe d'une grande journaliste. Lancée sur les traces d'une affaire criminelle laissée sans solution suite au décès prématuré de son père, elle sera amenée à côtoyer de nombreux dangers mais également à réexaminer la disparition non élucidée de son frère Jason, enlevé à l'âge de cinq ans... avec un poste de journaliste professionnelle à la clé !

Une héroïne intrépide et astucieuse, des rencontres imprévues, une bonne dose de suspens et des révélations fracassantes sont au cœur du premier volume de la série, ne laissant au lecteur qu'un seul regret : celui de ne pas avoir le tome 2 déjà en main !


Chez Flammarion, c'est une nouvelle collection qui va voir le jour : la collection  « Émotions » ! En voici la présentation...

Les émotions guident l’homme dans sa vie, ses actions, ses relations aux autres et à soi. Parler des émotions qui nous subliment ou nous détruisent, c’est parler de soi. C’est ce que fait la collection « Émotions », dans laquelle s’expriment des auteurs incontournables de la littérature adolescente. Un roman pour une émotion : pour la pousser à son paroxysme, conduire le lecteur dans son meilleur comme son pire. Une émotion exacerbée qui submerge le héros et le guide malgré lui dans sa vie, le captive, l’emprisonne.

La collection « Émotions » s’adresse aux adolescents à partir de 13 ans. À chaque roman son émotion choisie par l’auteur : l’amour, la colère, la jalousie, etc. Des auteurs phares de la littérature pour adolescents : Malika Ferdjoukh, Élisabeth Brami, Nathalie Legendre, Sarah Cohen-Scali… Des romans forts, des récits vrais auxquels les jeunes lecteurs s’identifient aisément. Un principe graphique fort.

Le premier roman de cette nouvelle collection est signé Malika Ferdjoukh et s'intitule Chaque soir à 11 heures.

Couverture provisoire

(edit résumé)

Willa Ayre s’est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l’impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son cœur, et faire un choix…





Programme plutôt alléchant, je trouve ! Personnellement je suis assez curieuse de découvrir ces deux titres (j'espère que vous aussi ^^), donc ils seront très certainement chroniqués sur le blog en temps voulu :) La rentrée s'annonce assez riche côté lectures !!

Source : Flammarion & Casterman.

dimanche 13 mars 2011

Dis-lui, de Rémi Stefani


Résumé :

C'est là, dans ces dunes, qu'Albertine voudrait être encore, là qu'elle voudrait marcher toujours, à côté de ce grand type brun qui la protégeait du vent et des assauts rageurs de l'océan.

"Un texte sobre, lumineux, une ambiance captivante entre ciel et terre, fleuve et mer. Une histoire d'amour où la musique est omniprésente et où les mots disent en chansons ce qui ne peut être prononcé."


Editions Casterman
216 pages ; 15.95€
Publié le 02 février 2011


Dis-lui est un roman qui nous paraît léger aux premiers abords mais qui se révèle au final beaucoup plus profond. On suit principalement Albertine, une jeune fille de 17 ans qui a arrêté le lycée et qui se retrouve embauchée dans le bar d'un vieil ami de son père ; mais la narration se fait à la troisième personne et le récit dérive parfois vers d'autres personnages comme Carmen ou Lukas, à savoir l'amie et le père de notre héroïne, ce qui nous permet d'avoir un regard plus objectif sur l'histoire.

A travers les jolis mots de Rémi Stefani, on découvre peu à peu les dessous d'une histoire qu'on pourrait penser banale mais qui ne l'ai pas tant que ça ; le tout étant mis en scène dans un décor maritime parfaitement décrit et très agréable. Chaque personnage possède son lot de souffrance et au fur et à mesure que les confidences se font, on apprend à mieux les connaître et à mieux cerner les situations. Les secrets éclatent au grand jour, les personnalités s'affirment selon leurs choix et les conséquences de leurs actes et on aboutit à un final plein d'émotions qu'on aurait préféré éviter mais qui, finalement, était inévitable. De plus, le CD qui est fourni avec le livre nous met tout de suite dans l'ambiance du roman et Chloé Stefani interprète avec douceur les chansons d'Albertine, personnage qui du coup prend en ampleur, ce que j'ai beaucoup apprécié.

Je dois quand même avouer que je suis ressortie de cette lecture avec le sentiment de n'avoir fait que la survoler... Malgré l'importance des sentiments tels que l'amour et l'amitié, j'ai trouvé que les personnages et les relations manquaient un peu de profondeur et j'aurais aimé m'attarder un peu plus sur certains passages du livre. Je ne dis pas que les évènements se sont enchainés trop rapidement ni que le récit m'a laissé de marbre, loin de là, mais je trouve que c'est un roman trop court pour tout ce qu'il contient. Certaines situations auraient à mon avis méritées d'être plus développées ; c'est dommage, mais ça ne m'a pas empêché de lire ce roman en à peine quelques heures et de l'apprécier, autant pour la très belle histoire qu'il contient que pour les jolies musiques de Chloé Stefani et la superbe plume de l'auteur. Je vous rassure donc, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire – et à l'écouter ;)

Je finis par une autre déception... celle de ne pas avoir découvert Dis-lui avant et d'avoir loupé le passage de Rémi et Chloé Stefani à la fnac de Toulouse pour une séance de dédicaces et un mini-concert ! Si vous habitez Lille et que vous êtes intéressés, ne faites pas comme moi : ne ratez pas leur passage au Furet du Nord le 23 mars :)

Merci aux Editions Casterman pour cette très jolie découverte ! Et, pour le plaisir, voici le clip de la chanson "Au fil du temps" (n'hésitez pas à rejoindre la page facebook !) :