Résumé :
« Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous
imaginiez, c’est sans doute pire. »
Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège… Pourra-t-il
convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?
Ne jugez pas un livre garçon à sa couverture son apparence.
Pocket Jeunesse
410 pages ; 17.90€
Publié le 03 janvier 2013
Le résumé que je vous ai posté au début de ci-dessous en dit suffisamment...
mais, rapidement, on suit ici l’histoire d’Auggie, qui, en raison d’un problème
génétique, est né avec une malformation faciale. Ses parents décident de l’envoyer
pour la première fois dans un vrai établissement, à savoir le collège Beecher,
où il est inscrit pour effectuer sa sixième.
Quand j’ai reçu ce livre, quand je l’ai commencé, je m’attendais à
pleurer à cause de sa triste histoire, mais pas à cause de sa beauté
incroyable. La curiosité m’a poussé vers Wonder, un livre dont la couverture ne
m’aurait peut-être pas attiré de suite, dont le résumé ne m’aurait pas sauté
aux yeux plus que ça si je n’y avais pas été directement confronté. Et je n’ai
jamais été aussi fière de l’être, curieuse. Sinon, je serais passée à côté de
quelque chose.
Alors certes, il y a des moments tristes, des moments d’injustices où
je me suis retrouvée avec le cœur lourd, la gorge serrée, la boule au ventre.
Lors de ces moments-là, je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi les
gens sont si bêtes – avant de me demander comment je réagirais, moi, si j’étais
à leur place ? J’aime à penser que je ne serais pas aussi maladroite dans
mes paroles ou mes gestes, que je ne serais pas mal à l’aise. Que j’agirais de
façon tout ce qu’il y a de plus normale. Mais est-ce que ça se passerait
réellement comme ça ? Dans tous les cas, je sais que je ne serais pas aussi
cruelle que certains. Même enfant, quand les moqueries étaient de mises, je ne
faisais pas partie de ceux qui jugent les autres de façon aussi brutale et
irréfléchie… Bref, j’arrête de raconter ma vie, mais je voulais vous faire
partager ces quelques réflexions parce que, vraiment, elles m’obsèdent depuis
que j’ai entamé Wonder, hier soir. Comme quoi, ce livre est une véritable
merveille, qui nous fait réfléchir, nous pousse dans nos retranchements et nous
impose une remise en questions. Parfois, ça fait du bien.
Mais, pour en revenir à nos moutons, s’il y a des moments tristes, il
n’y a pas que ça, bien au contraire. J’ai été relativement surprise, d’ailleurs,
de voir à quel point le récit pouvait se révéler léger, et marrant. Et c’est
peut-être en cela qu’il est le plus poignant. Pas de chichis, pas de drames
décrits sur des pages et des pages, ou de discours où tout le monde ne cesse de
s’apitoyer. Ici, tout le monde – y compris Auggie – accepte et assume sa
situation. Il y a des passages difficiles, des actes ou des mots qui blessent,
plus ou moins volontairement, mais ils encaissent, ils prennent sur eux. Ils en
rigolent même, parfois. Et c’est superbe ! Vraiment. D’autant plus que les
phrases comme les chapitres sont courts, directs, et pourtant si empreints de
profondeur. On tourne les pages sans s'en rendre compte, on dévore chaque ligne. R.J. Palacio nous transmet ici de belles pistes de réflexion, et de
très fortes leçons de morale. J’ai même pleuré de joie, à un moment donné.
Comme quoi, qu’elles soient tristes ou joyeuses, les émotions sont fortes : on sourit, on pleure, parfois on fait les deux en même temps. Et
rien que pour ça, ce livre est à mettre entre toutes les mains. Des plus jeunes
aux plus âgées !
Le récit est rédigé à la première personne, mais est composé de
plusieurs parties, chacune étant consacrée à un narrateur différent. On y
retrouve August, bien sûr, mais aussi sa sœur Via, et des amis à eux tels que
Jack, Justin, Miranda, et Summer. Chaque personne a ses propres problèmes, sa
propre histoire, mais tous se retrouvent plus ou moins impliqués dans la vie d’Auggie,
et c’est pourquoi nous retrouvons leur point de vue. J’ai beaucoup aimé cette
façon de faire, d’abord parce qu’elle nous permet d’aborder l’intrigue sous
plusieurs angles, mais aussi parce qu’elle nous fait prendre conscience qu’une
telle situation ne touche pas simplement la personne qui en est au cœur, mais
aussi son entourage. Et c’était vraiment enrichissant de voir comment eux s’adaptaient
à la situation, de savoir ce qu’ils ressentaient.
Dans
la chronique de Karen, que j’avais rapidement survolé avant d’entamer
le livre, il me semble avoir lu qu’elle disait s’être pris une claque. Et c’est
exactement ça. D’habitude, je me tiens loin de ce genre de livres car je suis
de nature hypersensible et que j’ai du mal avec tout ce qui touche à ce genre
de sujets, difficiles et émouvants ; mais là, je suis vraiment heureuse de
m’être lancée dans Wonder. Je l'ai commencé hier soir, entre 23h30 et Minuit, et je l'ai fini en début d'après-midi. Je n'ai pas vu le temps passer. J'ai adoré. Et je ne peux que vous conseiller de vous y jeter dessus, dès
sa sortie !
Le livre est prévu pour le 3 janvier 2013 chez Pocket Jeunesse. Mettez
une alarme sur votre portable, entourez la date en rouge sur votre calendrier ou
précommandez-le dès que ce sera possible, mais ne passez surtout pas à côté de
cette merveille. Et pour faire bonne mesure, investissez dans un paquet (ou une
boîte !) de mouchoirs en même temps… ils ne seront pas de trop ;)
Un énorme merci aux
éditions Pocket Jeunesse pour cet envoi. Une chose est sûre, s'il n'a pas fait long feu, il restera un bon moment dans ma mémoire...