Affichage des articles dont le libellé est la mafia du chocolat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la mafia du chocolat. Afficher tous les articles

vendredi 15 mars 2013

La fille du parrain (T2), de Gabrielle Zevin


Résumé :

Impossible pour Anya - héritière de la fabrique illégale de chocolat Balanchine - de vivre en paix. Après un séjour en prison, voilà qu'on attente à ses jours. De son côté, Charles Delacroix, le père de son grand amour, tire toutes les ficelles pour que les deux jeunes gens ne se revoient pas. Anya n'a plus qu'une option : fuir, direction le Mexique, là où elle sera incognito, là où le chocolat est licite. Mais quand on dirige un empire, les ennemis qui veulent votre tête sur un plateau sont légion...

Albin Michel Wiz
394 pages ; 16.90
Publié le 1er mars 2013

J’avais lu La mafia du chocolat lors de sa sortie et je dois dire qu’il m’avait laissé une très bonne impression. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai plongé dans ce deuxième tome, qui est tout aussi plaisant que le premier et me laisse curieuse d’en lire plus. Heureusement, une suite est prévue ! Même si j’ignore quand est-ce que nous aurons le plaisir de la lire :)

Pour en revenir à La fille du parrain, ce tome commence lors de la libération d’Anya, qui avait été enfermée à Liberty. Mais la situation est loin d’être idéale pour « réintégrer la société » et la très célèbre miss Balanchine va devoir, encore, accuser de nombreux coups. On va de rebondissements en rebondissements, et les retournements de situation sont nombreux. Trop, peut-être ? J’ai parfois regretté que l’auteur ne s’arrête pas un peu plus sur certaines situations. En fait, ce qui ne m’avait pas forcément déplu dans le premier tome m’a un peu plus dérangé ici… sans pour autant m’avoir fait passer un mauvais moment de lecture. Mais les scènes se succèdent de façon très rapide et si la logique est bien présente, un peu plus d’approfondissement n’aurait pas fait de mal. Néanmoins, ce n’est qu’un détail, et la narration d’Anya est toujours aussi plaisante. L’impression que le personnage s’adresse directement aux lecteurs est vraiment sympathique, surtout que l’auteur ne manque pas d’humour. Ce côté « confessions » donne une touche un peu plus intimiste au livre, c’est vraiment excellent.

On retrouve dans ce tome les nombreux personnages du premier et globalement, ils sont toujours aussi attachants. Mais les nombreux évènements auxquels ils ont dû faire face les ont fait prendre en maturité et je les ai trouvés grandis. Natty, surtout. La petite sœur a fait son petit bout de chemin et se révèle être un soutien important pour Anya. Win aussi est toujours présent, de même que Scarlet, ou les avocats d’Annie. Mais on en découvre d’autres, comme Theo. Ah, Theo, c’est devenu mon petit chouchou, dans ce livre. J’ai été complètement charmée par tout son enthousiasme, sa personnalité un peu décalée, mais surtout adorable et pleine d’humour. Petit coup de cœur pour ce personnage haut en couleurs que j’espère retrouver dans la suite !!

Du côté d’Anya, là aussi, on sent l’évolution du personnage. Déjà dans La mafia du chocolat, c’était quelqu’un d’attachant et de responsable. Mais là, on la sent encore plus forte et déterminée qu’avant. C’est une jeune fille un peu paumée depuis qu’elle a perdu ses repères, et qui s’accroche à l’espoir de continuer sa vie comme n’importe quel adolescent. Mais son séjour à Liberty et plus généralement ses antécédents lui ont, en quelques sortes, gâché tout espoir de poursuivre normalement ses études. Elle doit une fois de plus faire face à de nombreux problèmes et à de lourdes pertes, ce qui bien entendu, ne peut la laisser indifférente (et par conséquent nous non plus).

Bilan : La file du parrain est un tome vraiment plaisant et prenant, dans lequel on retrouve des personnages agréables et une intrigue bien ficelée qui, sans forcément nous tenir en haleine, est vraiment sympathique à suivre. C’est un bon complément au premier tome et un bon départ pour le troisième, qui j’espère, sera tout aussi bon !

samedi 13 octobre 2012

La mafia du chocolat (T1), de Gabrielle Zevin

Résumé :

La fille chérie du défunt parrain du chocolat n’a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu’à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale de Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore. Qu’elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu’on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d’accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre
de l’ordre dans ses affaires…

Albin Michel Wiz
391 pages ; 15€
Publié le 03 octobre 2012

Gabrielle Zevin est une auteur que j’avais déjà repéré avec Je ne sais plus pourquoi je t’aime, également paru dans la collection Wiz des éditions Albin Michel. J’ai toujours lu beaucoup de bien sur ce roman et, même si je n’ai toujours pas eu l’occasion de le découvrir, j’ai pu « faire la connaissance » de cette auteur grâce à La mafia du chocolat. Celui-là aussi me tentait bien, et j’ai passé un très bon moment en le lisant !

New-York, 2083. Le chocolat et le café sont illégaux, l’eau est rationnée, le papier est rare, bref, on est dans un monde pas si éloigné du notre et pourtant, pourtant si différent. Anya Balanchine fait partie d’une famille spécialisée dans la fabrication de chocolat. Vivant avec sa grand-mère mourante, son frère légèrement instable et sa petite-sœur,  Anya a toujours tout fait pour mener la barque et éviter les ennuis liés à l’entreprise familiale. Jusqu’au jour où elle se retrouve accusée de tentative de meurtre sur son ex avec du chocolat empoisonné. A partir de ce moment-là, tout se déclenche, et Anya va apprendre que pour éviter les problèmes, il ne suffit plus de les ignorer. Il faut les affronter.

Sincèrement, j’ai accroché avec Anya dès le départ. Le ton donné par l’auteur est vraiment très bon, sans prétention, simple mais accrocheur, et j’ai de suite adhéré au caractère de l’héroïne. C’est quelqu’un qui, du haut de ses seize ans, a vécu bon nombre de choses difficiles en raison des activités illégales que menaient son père, mort assassiné. Elle a la tête sur les épaules, le sens des responsabilités et a de grandes valeurs, surtout familiales. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle entretient avec chacun de ses proches : avec sa grand-mère, qui m’a beaucoup touché et m’a souvent fait rire ; avec son frère, avec qui elle est très protectrice – parfois un peu trop, selon les dires de celui-ci ; et avec sa sœur, qui est elle aussi très attachante. Sans compter Scarlet et Win, que j’ai beaucoup aimé également et qui sont d’un grand soutien pour Anya. Bref, l’auteur nous offre, à travers son histoire, un nombre assez important de personnages auxquels on s’attache assez rapidement, et j’ai beaucoup aimé sa façon de présenter leurs relations. Ils semblent si réels qu’on ne peut que les adorer :)

Au niveau de l’intrigue, même si je m’attendais à quelque chose de plus étoffé en actions, je n’ai pas été déçue. L’auteur prend le temps, par-ci par-là, de nous expliquer la société qu’elle a créé, avec les rationnements de certains produits, l’interdiction d’autres, mais son récit ne croule pas sous les explications. Elle ne s’attarde que très peu sur certains évènements, certains faits, certains détails, ce qui pourrait déranger mais donne, en fait, un bon rythme à l’histoire. Son écriture est vraiment agréable et son récit est prenant, très facile à lire ! Et puis, il faut dire qu’en plus d’être sympathique, l’idée est originale... un monde sans chocolat ? Non mais quelle horreur… on comprend sans mal pourquoi la production continue, même dans l’illégalité xD La société qu’elle nous dépeint dans La mafia du chocolat se situe à mi-chemin entre contemporain et dystopie et est vraiment très intrigante. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tout ça.

Et puis, tout ceci mis à part, il y a tout ce qui entoure le bouquin, les thèmes que l’auteur a inséré à son histoire. L’héritage familial, les responsabilités, la contrebande, l’importance du regard des autres et de la notoriété – pour certains, en tout cas. Bref, toutes ces petites choses que l’on retrouve quelle que soit l’époque et qui sont ici traités de façon très juste.

Pour résumé, eh bien, c’est une lecture qui m’a surpris mais m’a beaucoup plu. Au lieu d’une histoire plombée par d’innombrables complots politiques et managériaux, j’ai découvert un premier tome rempli de sentiments très divers, qui pose de très bonnes bases pour une suite prometteuse… ! L’auteur sait captiver son lecteur dès le départ et, même si certains rebondissements ne sont pas vraiment surprenants, ils ont le mérite de retenir notre attention jusqu’à la fin. Et de nous donner envie de poursuivre la trilogie… :)

Alors, maintenant, question : à quand la suite ?? :P