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dimanche 17 janvier 2016

Tiger Lily, de Jodi Lynn Anderson

Coup de ♥
Résumé :

Before Peter Pan belonged to Wendy,
he belonged to the girl
with the crow feather in her hair... 

Fifteen-year-old Tiger Lily doesn't believe in love stories or happy endings. Then she meets the alluring teenage Peter Pan in the forbidden woods of Neverland and immediately falls under his spell.
Peter is unlike anyone she's ever known. Impetuous and brave, he both scares and enthralls her. As the leader of the Lost Boys, the most fearsome of Neverland's inhabitants, Peter is an unthinkable match for Tiger Lily. Soon, she is risking everything—her family, her future—to be with him. When she is faced with marriage to a terrible man in her own tribe, she must choose between the life she's always known and running away to an uncertain future with Peter.
With enemies threatening to tear them apart, the lovers seem doomed. But it's the arrival of Wendy Darling, an English girl who's everything Tiger Lily is not, that leads Tiger Lily to discover that the most dangerous enemies can live inside even the most loyal and loving heart.

Harper Teen
292 pages ; 17.27€
Publié le 03 juillet 2012

Tiger Lily est une claque émotionnelle. Voilà. Je viens de le terminer et j’ai mal au cœur. J’ai envie de pleurer, même si aucune larme ne menace de tomber, et je me sens toute… bizarre. Je crois que je viens de vivre (et je dis bien « vivre ») mon premier livre coup de cœur de 2016, et s’il y a quelque chose que je regrette, c’est de l’avoir déjà fini. Oui oui, à ce point !

Que dire sur ce livre ? Je voulais le lire depuis tellement, tellement longtemps que quand mon chéri me l’a offert à Noël, j’étais aux anges. Je savais que je ne résisterais pas à le sortir très rapidement de ma PAL, mais je redoutais aussi de le commencer, parce que je ne savais pas s’il serait à la hauteur de mes espérances – et elles étaient assez grandes, je l’avoue. Cette légère appréhension m’a poursuivie une fois le bouquin entamé, d’autant plus que j’ai trouvé la narration plus complexe que dans mes autres lectures VO, mais elle s’est rapidement éclipsée. Parce qu’une fois dans le bain, je n’ai pas réussi à m’arrêter.

Tiger Lily est une réinterprétation de Peter Pan. L’histoire se déroule au pays imaginaire et on croise le chemin de tous les personnages emblématiques du conte original et même du Disney : Peter Pan, les enfants perdus, Crochet, Clochette. Mais, si je ne saurais pas trop situer cette réécriture vis-à-vis du livre de J.M. Barrie (que je n’ai pas encore lu), je peux vous assurer qu’on est bien loin du dessin animé. Tout d’abord, parce que l’histoire que nous offre Jodi Lynn Anderson commence bien avant la rencontre entre Wendy et Peter, et qu’elle suit un personnage relativement peu exploité dans les autres versions de l’histoire ; ensuite, car l’ambiance est beaucoup plus sombre, beaucoup plus lourde que l’on ne pourrait s’y attendre. Mais c’est cette même ambiance, associée à des personnages profonds et à une écriture sublime, qui m’a plu.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce livre ne peut clairement pas plaire à tout le monde. Pourquoi ? Parce qu’il est lent. Il faut attendre de nombreux chapitres avant qu’il ne se passe quelque chose de réellement captivant et, même là, c’est tellement subtil que beaucoup pourraient perdre patience et abandonner. Ce qui n’a pas été mon cas. J’ai été un peu déstabilisée par ce rythme, au début, puis j’ai ensuite appris à le savourer comme il se doit, complètement immergée dans l’univers créé par l’auteur. Je ne voulais plus quitter Neverland. Même quand je ne lisais pas, je pensais aux personnages, à l’histoire, je me demandais ce qu’il allait se passer, je redoutais de voir les dernières pages approcher, j’avais envie d’en parler à tout le monde. Une vraie obsession.

Le fait est que Jodi Lynn Anderson m’a complètement subjuguée. J’ai trouvé son écriture absolument magnifique, douce et poétique ; un vrai délice. Son récit est travaillé, et il l’est d’autant plus qu’il nous offre une narration particulière – ce qui est à mes yeux le vrai atout de cette histoire – puisque nous suivons l’histoire de Tiger Lily, de Peter et de tous les autres à travers Tinker Bell. Tinker Bell, ou Clochette, est une fée, une toute petite fée à laquelle personne ne fait vraiment attention mais qui, elle, fait attention à tout. Son point de vue est fascinant car il apporte une richesse incroyable à un récit qui aurait certainement été beaucoup moins savoureux sans elle. Elle est le personnage le plus discret du livre tout en étant celui par lequel nous voyons tout, ce qui est paradoxal, mais en a fait mon protagoniste préféré. Et pourtant j’en ai aimé, des personnages. Tiger Lily, évidemment, qui est si étrange et qui sort tellement du lot. C’est une jeune fille forte et courageuse, presque sauvage, mais à laquelle on ne peut s’empêcher d’éprouver beaucoup d’affection voire même d’admiration, à l’instar de Tink. Peter Pan, aussi, qui est si complexe à cerner, avec son petit côté lunatique, possessif, mais à qui l’on s’attache aussi parce qu’il a ce côté enfantin qui nous plaît bien. Puis il y a tous les autres : Pine Sap, Tik Tok, Moon Eye, les enfants perdus. Ils sont tous si profonds, si vrais, si travaillés ! J’ai pris énormément plaisir à tous les découvrir, et je m’y suis énormément attachée. D’ailleurs, ils me manquent déjà.

Vous savez, ce sentiment qui nous habite quand on a tellement aimé quelque chose qu’on a envie d’en parler à tout le monde, mais qu’on n’arrive pas à s’exprimer ? Eh bien, c’est exactement ce que je ressens en ce moment. J’écris, j’écris, mais j’ai l’impression que je n’arrive pas à faire passer ce que je veux faire passer. J’ai envie de parler de tous les personnages, de décrire l’atmosphère du bouquin, la plume de l’auteur,… mais ce serait tellement long et puis je n’y arrive tout simplement pas. Ce qui est sûr, c’est que je tiens là mon premier coup de cœur de 2016, et que je ne saurais que trop vous le conseiller. A mes yeux, ça a été une lecture parfaite et une superbe histoire, bien que parfois triste et déchirante ♥

jeudi 22 janvier 2015

My true love gave to me, collectif édité par Stephanie Perkins


Résumé :

On the first day of Christmas, my true love gave to me ...This beautiful collection features twelve gorgeously romantic stories set during the festive period, by some of the most talented and exciting YA authors writing today. The stories are filled with the magic of first love and the magic of the holidays. A collection of joyful festive stories that will keep you warm during the cold winter months.


Macmillan Children's Books
368 pages ; 15.17€
Publié le 9 octobre 2014


Il y a quelques temps je disais ne pas aimer les nouvelles. Si je n'avais pas changé d'avis entre temps, il ne fait aucun doute que ce recueil m'aurait réconcilié avec le genre ! Stephanie Perkins écrit incroyablement bien et elle a prouvé, en dirigeant ce recueil, qu’il n’y a pas que ça qu’elle sait bien faire. Elle s’est entourée de talentueux auteurs pour nous offrir des pages d’amour et de tendresse, la plupart du temps marqué par la magie de Noël ou en tout cas des fêtes de fin d’année et de l’hiver… et ça, c’était tout simplement parfait. Surtout en cette période de l’année.

Les auteurs ont des styles très différents et leurs histoires le sont tout autant. Certaines sont fantastiques et d’autres non, certaines sont plus longues que d’autres… mais toutes ont ce petit quelque chose qui nous fait craquer. L’ensemble est doux, mignon et tellement chaleureux qu’il représente LA lecture parfaite quand il fait bien froid dehors et qu’on a la possibilité de lire sous la couette. Possibilité qui a été un peu réduite dans mon cas à cause des partiels et autres occupations…ce qui a ralenti mon rythme de lecture, mais ne m’a pas empêché de la savourer à sa juste valeur.

Chaque histoire est différente mais bien construite. Elles sont toutes suffisamment longues et développées pour que l’on s’attache aux personnages et que l’on s’imprègne de leur quotidien, de leur univers, ce qui nous permet de vraiment les apprécier. C’est un point que je redoute toujours dès qu’il s’agit de lire des nouvelles et là, aucune ne m’a déçue.

Quant à dire quelle nouvelle j’ai préféré… ça, c’est une grande question. Le recueil débute avec Midnights de Rainbow Rowell, qui nous annonce directement la couleur de l’anthologie en nous offrant une petite histoire adorable qui m’a mis le sourire jusqu’aux oreilles ; puis les nouvelles s’enchaînent et il devient de plus en plus difficile de définir une préférence. Bon, j’avoue que celles de Rainbow Rowell, de Stephanie Perkins et de Kiersten White sont particulièrement choupettes… mais celles de Jenny Han et Ally Carter le sont aussi, et celle de Kelly Link m’a marqué par son univers atypique, presque féérique. Les autres, que je ne cite pas, m’ont également touché ou en tout cas fait passer un bon moment… alors comment voulez-vous que je me prononce ?

Donc en bref, vous l’avez compris, ce livre est une petite perle hivernale qu’il fait bon de lire au chaud. C’est le genre de bouquins qui vous fait sourire béatement à mesure que vous tournez les pages. Que vous soyez amoureux des fêtes de fin d’année, de la magie de Noël ou tout simplement amateurs de belles histoires… n’hésitez plus. D’autant plus que l’extérieur de l’ouvrage est aussi travaillé que son contenu, ce qui fait de My true love gave to me un bel objet de qualité sur tous les plans.

mercredi 27 août 2014

Isla and the happily ever after, de Stephanie Perkins

Coup de ♥
Résumé :

From the glittering streets of Manhattan to the moonlit rooftops of Paris, falling in love is easy for hopeless dreamer Isla and introspective artist Josh. But as they begin their senior year in France, Isla and Josh are quickly forced to confront the heartbreaking reality that happily-ever-afters aren't always forever. Their romantic journey is skillfully intertwined with those of beloved couples Anna and Etienne and Lola and Cricket, whose paths are destined to collide in a sweeping finale certain to please fans old and new.

Dutton Books
352 pages ; 13.23€
Publié le 15 août 2014

Dire que j’attendais ce roman avec impatience est un euphémisme. Il était prévu qu’il sorte bien avant cette année, ce qui m’avait conduit à le précommander en février 2013… mais la parution n’a cessé d’être repoussée. Enfin, il est arrivé, pile poil le jour où j’ai terminé Crown of Midnight, ce qui fait que j’ai pu m’y consacrer de suite. Et gosh, qu’est-ce que c’était bon !! Aussi bon, aussi tendre, aussi intense et aussi mignon que Anna and the french kiss et Lola and the boy next door… tout en ayant ses petites particularités qui le différencient des deux autres. C’est ce qui me plaît tant chez Stephanie Perkins : chacun de ses livres est différent mais tous possèdent ce « petit quelque chose » qui fait qu’on les adore tout autant que les précédents.

Ce qui change des autres livres, au-delà de la raison évidente (les personnages), c’est l’histoire elle-même. Ici on ne suit pas les aventures de deux jeunes qui se cherchent, tombent amoureux et finissent ensemble, on suit les aventures de deux jeunes qui tombent amoureux, se mettent ensemble, et essayent de concilier leur vie de couple avec le reste : la famille, les amis, l’avenir. Sans être particulièrement originale, cette construction est intéressante et innovante dans la façon dont l’auteur l’a traité. Avec Stephanie Perkins, tout semble réel. Tout EST réel. Isla et Josh doivent gérer les problèmes que tout adolescent, que tout couple, que toute personne doit au moins un jour avoir à gérer. C’est ce qui rend cette histoire aussi forte, car Isla et Josh sont vous et moi. Leur histoire, c’est un peu la nôtre, ce qui ne peut que nous toucher.

Isla est un personnage avec qui je me suis tout de suite sentie connectée. C’est une jeune fille intelligente et aimante, mais réservée et surtout pleine de doutes. Elle ne sait pas quoi faire de son avenir, elle ne prend pas de risques de peur d’échouer, elle a besoin de sécurité, elle n’a pas confiance en elle. Tout ça la rend touchante et attachante, mais ça la conduit aussi à faire des erreurs… ce qui peut agacer ceux qui s’attendent à ce que les personnages d’un roman soient parfaits. Isla n’est pas parfaite, mais comme l’a écrit Stephanie Perkins dans Lola and the boy next door : « it's a person's imperfections that make them perfect (for someone else) ». Qui peut lui en vouloir ? De ne pas faire ce qu’il faut, de ne pas dire ce qu’il faut, de ne pas oser agir ? Moi je ne peux pas, en tout cas, parce que j’ai tendance à être comme ça aussi et que, quelque part, on l’est tous un peu. On a tous des défauts, et le fait qu’Isla et Josh en ont aussi, eh bien, ça ne les rend que plus réels encore. Et qui dit plus réels dit plus attachants.

Josh, tout comme St Clair et Cricket, n’est pas l’incarnation du fantasme masculin par excellence. Et c’est ça, quelque part, qui le rend si… si Josh. Si particulier, si intrigant, si attendrissant. Lui aussi a ses défauts, mais Isla a appris à l’aimer comme tel, et nous aussi. On craque, évidemment, pour son côté artiste torturé, pour sa situation familiale, pour ses rêves, et pour son art lui-même. Il est adorable et il est tendre et il est aussi passionné que passionnant et… bref, il n’est pas parfait non plus, mais il est attachant et il ne m’en a pas fallu plus pour tomber sous son charme. J’ai adoré ces deux personnages, tout comme j’ai adoré la relation qui se développe petit à petit entre eux et aussi adoré Kurt, Hattie, Gen… et presque tous les personnages que l’on croise dans ce bouquin. Sans oublier St Clair, Anna, Lola, Cricket et Meredith que l’on retrouve le temps de quelques pages absolument parfaites et qui ont, si c’est possible, agrandi mon sourire déjà bien béat.

Ce livre m’a donné envie de voyager. Il nous fait découvrir Paris sous son plus beau jour, il nous transporte dans une Barcelone magnifique et artistique, il nous amène au cœur de l’Amérique. Mais ce livre m’a aussi donné envie d’être amoureuse, de dessiner, de visiter les musées… de prendre des risques. Je me suis tellement sentie impliquée dans cette histoire et je me suis tellement, tellement identifiée à Isla que certains paragraphes me sont apparus comme de véritables leçons de morales – pas dans le sens négatif du terme, non, dans le bon sens, celui qui nous fait réfléchir et nous donne envie d’agir. Mais le pire, ou plutôt le meilleur, c’est que ces messages sont toujours délivrés sur le ton de l’humour, de l’émotion, de la vérité. Ils découlent naturellement des situations naturelles que les personnages traversent de façon tout ce qu’il y a de plus naturelle… en gros, ce livre, cette histoire et ses personnages sont authentiques. On y parle d'avenir, de sexe, de problèmes familiaux, de problèmes amicaux, bref, de la vie dans ses bons comme ses mauvais côtés... et c’est ce qui fait d’Isla and the happily ever after un livre à la fois doux, intense, tendre et magnifique.

Je ne sais pas, je pense que cette chronique est un peu confuse. C’est comme si je ne savais pas quoi dire alors même que les pensées se bousculent dans ma tête. J’aimerais vous parler des trois livres de l’auteur de façon claire et juste, leur rendre tout leur mérite, et vous donner envie de les lire parce qu’à mon humble avis ce sont des livres qui valent absolument le coup d’être lus, ne serait-ce que pour les diverses émotions et les nombreux messages qu’ils véhiculent… mais c’est dur ! Alors pour terminer cet avis, je vais simplement vous dire que ce livre, tout comme les deux autres, est un très beau coup de cœur. Ce n’est pas le livre le plus émouvant du siècle ni le plus captivant de la terre, mais il est empli de sincérité, de beauté et de sentiments. Et ce genre de lectures, ça fait beaucoup, beaucoup de bien ♥

dimanche 24 août 2014

Throne of glass T2 : Crown of Midnight (Keleana, la reine sans couronne), de Sarah J. Maas

Coup de ♥
Résumé (VF) :

Après un an d’emprisonnement dans les mines de sel, Keleana a gagné sa liberté en devenant l’assassineuse attitrée du roi. Pourtant, Keleana est loin d’être dévouée à la couronne… Et jouer le jeu du simulacre est d’autant plus difficile que les ordres du roi l’obligent à menacer ceux qu’elle voudrait protéger. Les forces obscures qui menacent l’équilibre du monde, cependant, l’obligeront à faire un choix, au péril de sa vie…


Bloomsbury
424 pages ; 10.07€
Publié le 15 août 2013


Crown of Midnight… que dire à propos de ce livre si ce n’est qu’il est parfait, terriblement, délicieusement, incroyablement et parfaitement parfait ?? Et croyez-moi, je n’exagère pas. J’ai eu de nombreux coups de cœur, j’ai adoré beaucoup de livres et de séries, mais je crois que, comme Throne of Glass a été mon plus gros coup de cœur de 2013, Crown of Midnight sera mon plus gros coup de cœur de 2014. Cette série possède quelque chose de magique qui fait qu’on ne lit pas seulement l’histoire : on la vit. Pendant quelques heures, on ressent ce que ressentent les personnages, on pense comme eux, on vit avec eux, bref, on fait partie de leur monde… et le retour à la réalité est souvent difficile. Alors vous voilà prévenus : commencez cette série, commencez ce tome… et vous aurez beaucoup de mal à en ressortir. Difficile de se remettre d’une telle lecture !

Celaena est l’une des héroïnes qui me touchent le plus… si ce n’est pas l’Héroïne qui me touche le plus. Ce n’est pas quelqu’un de bien à proprement parlé, loin de là, mais cette facette de sa personnalité fait partie d’elle et on l’aime comme ça. Dans le tome précédent, on avait découvert que derrière son statut d’assassin, elle était une jeune fille tendre, attachante et adorable. Dans ce tome-ci, on la retrouve telle qu’on l’a connu dans Throne of glass, mais on découvre aussi ce qui a fait d’elle l’assassin le plus redouté du royaume : son sang-froid, sa détermination, la noirceur qui peut parfois la posséder et la conduire à faire des choses terribles. C’est aussi effrayant qu’excitant parce que ça la rend complexe, intrigante, et, si c’est possible, encore plus touchante.

L’intrigue est encore une fois tellement riche et passionnante qu’on y plonge avec délice. Celaena est devenue l’assassineuse officielle du roi et, par conséquent, elle se doit d’obéir à ses ordres… c’est-à-dire éliminer tous ceux qui pourraient représenter une menace pour le roi. Si elle s’y refuse, le roi tuera tous ceux à qui elle tient au château. Mais comment se résigner à faire le sale boulot pour quelqu’un qu’on méprise par-dessus tout ? Celaena est partagée et on l’est tout autant, ce qui rend chaque action, chaque révélation et chaque retournement de situation aussi stressant et excitant que lourd de sens. Parallèlement, l’intrigue du premier tome continue autour des terribles plans du roi et surtout de la magie. Mais vous en dire trop pourrait vous gâcher la surprise ou, en tout cas, vous entacher le plaisir de le découvrir par vous-mêmes lors de votre lecture, alors je me contenterais de vous dire que c’est exquis. Certains éléments sont réellement étonnants, d’autres sont un peu prévisibles… mais tous, et je dis bien tous, valent le coup. Sarah J. Maas a tout orchestré de façon à délicieusement torturer ses lecteurs, et en 400 pages, on rit autant qu’on pleure. On a des frissons, des papillons dans le ventre et un sourire niais sur le visage pour, juste après, se retrouver le cœur brisé et la gorge serrée d’émotions. Et c’est aussi terrible que magnifique, tout comme ce livre et cette série sont terribles et magnifiques. Du haut niveau en Young Adult… ou du haut niveau tout court, peut-être.

Ceci étant dit, vous vous dites sûrement qu’il manque quelque chose à ma chronique. Et vous avez raison. Ça se résume à un deux mots : CHAOL <3 les personnages. Certains sont touchants et adorables, d’autres sont détestables, certains sont prévisibles, d’autres étonnants, mais tous sont tellement, tellement réels. J’ai parlé de Celaena donc je ne reviendrais pas sur le fait que c’est un personnage très complexe, très riche, et touchant dans toutes ses nuances ; mais je n’ai pas parlé des autres personnages. Je vais commencer par Nehemia et Dorian, parce qu’ils sont importants et que je les ai adoré. On ne voit pas beaucoup la princesse Nehemia, mais son amitié est importante pour Celaena et cet aspect, bien que discret, est touchant et bien travaillé. On découvre pas mal de choses sur la princesse et son rôle dans l’histoire, et tout ça nous permet de bien avancer dans l’intrigue globale, ce qui est tout simplement génial. Du côté de Dorian, une intrigue va tourner tout autour du prince et le moins que l’on puisse dire, c’est que tout ça ne le rend que plus intéressant. Déçu par le rejet de Celaena et un peu perdu dans la situation dans laquelle il se trouve, on le voit néanmoins déterminé à tourner la page et surtout à prendre en main ses responsabilités. C’est quelqu’un que j’ai toujours aimé, et que j’étais heureuse de retrouver dans ce rôle… même si, eh bien, il y a Chaol. Et que…

CHAOOOL ! ♥ Ce personnage mérite son paragraphe bien à lui tellement il est… eh bien, tellement il est Chaol. Je ne sais même pas comment le décrire tellement il est craquant, charmant, touchant… alors je vais surtout me contenter d’évoquer sa relation avec Celaena. Depuis le premier tome, on sent qu’il y a quelque chose entre eux. Une certaine alchimie, un lien aussi discret que puissant… et ce lien, on le retrouve décuplé dans ce tome, pour notre plus grand bonheur – même si ça a tendance à malmener nos pauvres petits cœurs qui ne peuvent s’empêcher de battre trop fort. Ce que j’aime tellement dans la façon dont Sarah J. Maas a choisi de développer cette relation, et plus globalement ses personnages, c’est que ça coule tout seul. Tout semble naturel, rien n’est forcé, les personnages se rapprochent doucement et si quelque chose doit se faire, eh bien cela se fait. Pas de chichi, pas de complications inutiles, juste ce qu’il faut. Et c’est ainsi qu’un simple effleurement, un simple regard ou un simple sourire vous chamboule. Enfin, c’est ce qui s’est passé pour moi. Et c’était juste parfait. Absolument parfait, à un point que vous n’imaginez peut-être pas. Certains penseront peut-être que j’exagère, avec un goût particulier pour les démonstrations. Mais non, je vous jure… c’était parfait ! ;)

Bon, ça va être difficile de résumer tout ça. J’ai l’impression de ne vous avoir rien dit, de n’avoir rien su vous dire, alors que j’ai quand même fait de bons paragraphes… mais c’est difficile de mettre des mots sur tout ce qu’on peut éprouver pendant une telle lecture. Alors ce que je peux vous dire, c’est que le mot « adorer » est faible, et que cette série est un must-read. Alors lecteurs VO ou VF, si ce n’est pas déjà fait, jetez-vous dessus. Quant à ceux qui ne lisent pas en VO mais qui ont déjà lu Keleana l’assassineuse, ce tome sort dans quelques jours sous le titre de Keleana, la reine sans couronne, à savoir le 28 août. Alors GO !!

Crown of Midnight a fait l’objet d’une lecture commune avec The Notebook 14. Pour voir son avis, c’est par là !